Article publié le 2008-05-21 par Cornelis Nlandui International
France / Tunisie, près de 1,5 milliard de contrats signés par Sarkozy en Tunisie [05-06/2008]
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Le Président français Nicolas Sarkozy a entamé le lundi 28 avril 2008 sa visite d'Etat de deux jours en Tunisie avec la signature d'accords et de contrats commerciaux, avant de rendre hommage aux efforts de Tunis sur le terrain controversé des droits de l'Homme.

M. Sarkozy et son épouse Carla Bruni ont été salués à leur descente d'avion par le Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Les deux dirigeants se sont ensuite retrouvés au palais de Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, pour une première série d'entretiens, conclue par la signature d'accords et de contrats qui confirment la première place de la France au rang des partenaires économiques de la Tunisie. Dans ce conteste, la compagnie nationale Tunisair et Airbus sont parvenus à «un accord de principe» dans la soirée sur une commande de treize appareils assortie de trois options pour un montant catalogue d'un milliard d'euros, a-t-on appris auprès de la Présidence française. Ce contrat porterait sur 10 monocouloirs A320 et 3 longs courriers A350 avec des options sur deux A320 et un A350 supplémentaires. L'Etat tunisien a également confié à Alstom la construction d'une centrale thermique à Ghannouch (sud), pour un montant d'environ 360 millions d'euros, selon la même source.

...Et la Tunisie s'ouvre les portes du marché du travail français...

En outre, la France et la Tunisie ont conclu un accord-cadre de coopération en matière de nucléaire civil, similaire à ceux déjà paraphés ces derniers mois par Paris avec les deux autres pays du Maghreb, le Maroc et l'Algérie, ainsi qu'avec la Libye, les Emirats arabes unis ou l'Inde. Ce texte ouvre la voie à la vente éventuelle de centrales nucléaires de technologie française à la Tunisie, mais pas avant dix à quinze ans selon l'Elysée.Les deux pays ont enfin paraphé lundi soir une convention de «gestion concertée des flux migratoires», la première signée par Paris avec un pays du Maghreb et qui vise à «s'attaquer à l'immigration illégale», à faciliter la délivrance de visas longue durée aux Tunisiens et à ouvrir le marché du travail français à des Tunisiens dotés de «compétences de haut niveau». En préambule à un dîner d'Etat, le Président Ben Ali a renouvelé son soutien au projet français d'Union pour la Méditerranée (UPM) qui doit être lancé le 13 juillet entre les 27 pays de l'Union européenne (UE) et ses voisins du Sud et dont il souhaite accueillir le secrétariat général.